Recommandé
en 2010 par le
Petit Futé
piments et cédrat
Grotte Vairua’uri
De belles chevrettes ont remplacé la pieuvre géante qui, selon la légende, mangeait les chevaux qui venaient là se désaltérer.
Poreopi
Tondeuse à gazon S’il est titre de propriété, le cheval est aussi tondeuse à gazon, entretenant le bord des chemins, servant quand même de temps en temps à transporter les « niau », feuilles de cocotier, jusqu’à la tarodière.
Le jardin d’Eden
Protégée des embruns et des vents, la vallée deviendra rapidement un véritable jardin d’Eden.
Plante sida
Son nom lui vient de sa ressemblance avec la molécule de sida. Elle a été introduite à Rurutu avec les pommes de terre dans lesquelles ses graines étaient incrustées.
La vallée d‛effondrement
Il y a 12 millions d‛années, Rurutu émerge de l‛océan. Puis le volcanisme s‛éteint, le récif se forme au pourtour de l‛île. Lors du second soulèvement d‛il y a un peu plus d‛un million d‛années, le récif est projeté à 100m d‛altitude.
Les eaux de ruissellement, incapables de traverser cette falaise, en creuseront l‛arrière pour formée cette longue vallée d‛effondrement. Aujourd‛hui les rivières on réussi à dissoudre le calcaire, cheminant sous la falaise avant de se jeter dans l‛océan.
Protégée des embruns et du vent, cette vallée deviendra rapidement un véritable jardin d‛Eden ou tout pousse à volonté.
Grotte Vairua‛uri
Cette rivière chemine 300 mètres sous la falaise avant de se jeter dans l‛océan par un siphon.
Un éboulement, suite au cyclone Emma de 1970 aurait fini d‛obstruer l‛accès à l‛océan. Une bonne épaisseur de boue tapisse le fond de la rivière et le fond de la grotte est encombré de bois morts, cocos et autres déchets végétaux. Les anciens devaient l‛entretenir. Si aujourd‛hui seule la partie nord de la vallée est occupée par les tarodières, on retrouve les traces des cultures en terrasse jusqu‛au sud.
Il y à quelques années, après de très fortes pluies, toute le sud de la vallée était inondée, la rivière était incapable d‛évacuer se trop plein.
Si on raconte qu‛une pieuvre géante habitait là, qui mangeait les chevaux qui venaient s‛y désaltérer, de magnifiques chevrettes l‛ont colonisé aujourd‛hui.
Le relief karstique
Seul district sans accès à l‛océan, Paparai est fermée par le Makatea, cette falaise corallienne fossile soulevée, un véritable rempart entre l‛île et l‛océan. Un petit chemin permet d‛y accéder, mais la progression sur le plateau est quasiment impossible tant le relief est découpé.
L‛action de l‛eau se fait en surface. La dissolution donne alors naissance à un relief très caractéristique appelé relief karstique.
La karsification fait intervenir une multitude de facteurs, ce qui explique l‛extraordinaire variété des formes rencontrées sur terre et sous terre. Le relief karstique comprend des formes mineures de dissolution affectant la roche : ciselures, cannelures, cupules, regroupées sous le nom de Lapiés, qui constituent de véritables sculptures naturelles, ainsi que des formes plus vastes modelant le paysage : dolines, canyons, vallées sèches.
Quelques chèvres en ont fait leur domaine, au grand dam des botanistes qui retrouvent dans ces parties inaccessibles de l‛île, des espèces endémiques en voies de disparition.
Ainsi, le tiare porea objet d‛une légende de mamie Pare ne poussait que sur ce plateau, selon les anciens d‛Auti, et c‛est le cyclone Emma, en 1969, qui aurait provoqué un effondrement entraînant les derniers pieds de cette plante. Plusieurs missions botaniques ont vainementtentées d‛en retrouver la trace.
De l‛indivision
A mesure que l‛île se peuplera, chacune des vallées sera habitée. Un climat si propice que la surpopulation entraînera de nombreux conflits, surtout dans les zones moins propices à La vie, celles ou il n‛y a pas de rivières, comme Vitaria ou Naairoa. Pas de rivières, pas de tarodières, base alimentaire de tous les Rurutu.
Puis les épidémies, l‛arrivée des missionnaires et la centralisation du pouvoir regrouperont la population autour des trois rivières principales et de leur village, Moerai, Avera et Auti. Moerai deviendra rapidement la « capitale », centre du pouvoir qui y regroupera toutes les administrations et services.
Mais les terres continueront d‛appartenir aux ancêtres, même si leurs descendants se sont regroupés dans les villages. Et de générations en générations, les terres continuent d‛être transmises oralement. Sauf que de nombreux échanges, contre du bétail ou pour un simple droit de passage, sont opérés sans aucun écrits. Et il est bien connu que la mémoire peut être défaillante. Quoiqu‛il arrive, il faut donc occuper la terre à tout prix.
Et le moyen le plus simple est d‛y attacher son animal pour prouver sa propriété, enfin son usufruit. L‛animal est donc souvent le seul titre de propriété reconnu.
Martin triste ou Tirivio
Au 19° siècle, les navigateurs qui importaient des animaux vers l‛Océanie faisaient
des quarantaines en Amérique du Sud. Des guêpes jaunes à la piqûre douloureuse s‛installeront
dans les fourrages et litières jetés par-
Essaimant sous les feuilles en bord de piste, elles piquent les chevaux qui s‛emballent. Du nombre important d‛accidents un ingénieur aura l‛idée d‛introduire ce merle qui mange les guêpes en Inde, sont pays d‛origine. Mais la nature est si généreuse ici que les fruits seront préférés aux guêpes. Le martin triste est aujourd‛hui inscrit sur la liste des espèces menaçant la biodiversité. Il entre en compétition avec l‛avifaune locale pour les sites de nidification et les ressources alimentaires. Sa destruction est autorisée.
Faapu
Ici on ne sème pas, on prélève une partie de la plante pour la repiquer, le Rurutu
est horticulteur. Il nettoie une parcelle, l‛éclaircie pour le passage de la lumière,
et au moment opportun, il plantera. Il retournera juste le petit carré ou il plantera
le rejet, pas besoin de labourer la terre. Il plantera donc tarua, manioc, bananes,
principalement. Puis il plantera aussi des fruitiers. Le « casse-
Le manioc peut rester en terre plusieurs années. La récolte du tubercule de tarua au bout d‛un an environ permettra de désherber et aérer le sol pour les maniocs et les bananiers. L‛année suivante, c‛est une autre parcelle qui sera travaillée de la même manière.
On plante en fonction du Calendrier lunaire, mais aussi en fonction du climat ou de l‛opportunité. Après une bonne pluie, tout pousse spontanément.
Manioc
A Rurutu on ne cultive que du manioc doux, qui peut être consommé aussitôt après récolte. Une fois planté, il mettra un an à produire plusieurs dizaine de kilos de racines. Ces tubercules peuvent rester plusieurs années en terre, pas besoin de transformer, conserver ou stocker, on prend sur pied selon ses besoins. Et quand on déterre un pied, on garde la tige principale, on la coupe en trois ou quatre morceaux, on retourne un petit carré de terre de moins d‛un mètre et
on y plante ces quatre morceaux… Et un an plus tard, sans arroser ou traiter, on aura à notre disposition plusieurs dizaines de kilo de tubercules !!!
La guerre des bananes
Les premiers Polynésiens arrivent avec la banane plantain, la banane à cuire, la banane polynésienne. Il faudra attendre l‛arrivée des occidentaux pour l‛introduction des bananes sucrées, la banane « popa‛a ». Bien sur c‛est la guerre, gagnée par la banane polynésienne. Et c‛est depuis ce jour que seule la banane Polynésienne peu pousser la tête haute, la banane popa‛a devant courbée la tête devant elle !!!
Le bananier est une herbe, il ne produit qu‛un régime dans sa vie. Quand les bananes sont bien développées, il faut couper la fleur qui pend en dessous. Les fruits vont gonfler et perdre leur amidon. C‛est aussi le moyen de montrer que ce régime est réservé. Encore vert, il sera coupé, pendu sous abri près de la maison afin d‛éviter que poules, merles et autres rongeurs le consomme. On le coupera ensuite, et les rejets produiront à leur tour, une touffe pouvant produire pendant quatre à cinq ans. Puis les bananes s‛atrophient, perdent du goût. A l‛aide d‛une barre à mine, un rejet sera déraciné et replanté ailleurs, relançant la production sur quatre à cinq ans.
A Rurutu, la production est telle qu‛une toute petite partie de la production est consommée !!!
L‛île aux épices
Le piment est présent partout, l‛île en est couverte. De même le safran d‛Océanie,
« Rea Tahiti » ou curry local est omniprésent, essentiellement utilisé comme colorant
jaune-
Lever de pierre
C‛est au cœur de cette vallée qu‛il y à longtemps on aurait levé la pierre pour la première fois. Et si lors du « Tere » de janvier, c‛était une étape incontournable, les propriétaires construisent actuellement le premier temple de la toute nouvelle église Pentecôtiste récemment implantée à Rurutu.
Le jardin d‛Eden
Dès la descente dans la vallée de Paparai, le ton est donné. C‛est un unique jardin ou, autour des cultures vivrières ancestrales, taro, tarua, bananes, toutes sortes de fruitiers introduits ont été plantés.
Comme si des siècles de guerres pour se nourrir étaient gravés dans les gênes des habitants. Planter à tout prix pour demain, pour survivre !!!
Bananes, pamplemousses, citrons, oranges, corossol, manioc, et d‛autres moins connus : Abricotier de Saint Domingue, pacayer, seurettes, noisetier de Cayenne, jambosier, kava, pomme cannelle, cœur de bœuf, goyaves. « Si je trouve un rejet sauvage, je ne le jette pas, je le plante ou il n‛y en a pas, ça peut toujours servir », me disent les agriculteurs !!!
Oranges vertes
Sous les tropiques, les agrumes restent verts, sauf les pomelos et pamplemousses, dont la coloration rouge est induite par la synthèse du lycopène, stimulée par les fortes chaleurs.
Sous l‛effet des températures inférieures à 15°C, les pigments verts de la chlorophylle disparaissent, démasquant les pigments caroténoïdes, jaunes et orangers. Les nuits fraîches révèlent aussi la couleur rouge sombre des oranges sanguines, donnée par les anthocyanes.
Martin triste
Arrogant voir agressif vis à vis des autres espèces, il est lassé nuisible en Polynésie Française.
Capucin donacole
Originaire d’Australie, introduit à Tahiti fin 19° siècle, il est présent à Rurutu ou il se déplace en bande.
Le cochon
Avec le chien et la poule, ce seront les seuls animaux introduits par les premiers
arrivants, avec le rat qui lui s’était caché dans les grandes pirogues. Il fourni
encore aujourd’hui la viande la plus consommée dans nos îles, même si les cuisses
de poulets congelés lui font une grosse concurrence. Facile à nourrir, chaque famille
leur garde la totalité des déchets ménagers. Cocos, fruits, feuilles viennent compléter
leur alimentation totale-
Chèvres sauvages
Quelques chèvres sauvages on fait leur domaine de ce plateau, au grand dam des botanistes qui cite « les derniers lambeaux de la forêt primaire » !
Opportunité
Le service de l’équipe-
Puro’ini re’u
Une autre banane à cuire souvent nommée banane à cochons. La fleur a été coupée preuve que le régime est réservé !!!
Corossol
Jus, sorbets ou confitures, cegros fruit couvert de piquants souples à la chaire blanche avec de nombreux pépins noires est excellent.
Tapioca
C’est la farine de manioc qui nourrit encore des millions de personnes sur la planète. Elle entre dans la composition des« poe » et autres desserts polynésiens.
Oranges vertes
Faute de variation de température importante entre le jour et la nuit, les oranges polynésiennes restent vertes. Mais elles sont toute aussi bonnes. Seules les oranges amères prennent de belles couleurs, trompant les touristes !!!
Pistes
1/3 de la route de ceinture est bétonnée. Le reste est constitué de piste. Des pistes simplement rechargées avec terre et cailloux puis roulées, simple mais efficace et suffisant pour le volume de circulation.
Hibiscus
Pour baliser ces pistes alors qu’elles étaient beauco up moins fréquentées, les anciens ont planté ces magnifiques hibiscus rouge.
Fei
Cette banane est prête à la cuisson quand elle est orange presque noire avec une chaire toute molle. La mettre entière au four, mais pas trop longtemps pour qu’elle n’éclate pas.
L’ancien site du lever de pierre est rem-