Recommandé
en 2010 par le
Petit Futé
La baie d’Avera
Une plateforme d’observation permet d’admirer la baie d’Avera, un des plus jolis panoramas de l’île. Le Matotea, ou falaise blanche en raison des lichens qui la couvre, est le résultat du volcanisme apparu après le second soulèvement de l’île. La falaise est composée de basaltes « récents » dans sa partie haute, mais à la base, la terre rouge, la latérite, résulte de la décomposition des basaltes anciens, issus de la première construction de l’île. Plus de douze millions d’années séparent ces deux soulèvements.
Le Matotea est un important site de nidification des Tava’e. Leurs cris, très bruyants résonnent dans la falaise. Une source sort de la falaise. Des habitants d’Avera viennent toujours chercher là leur eau, seul endroit où elle reste toujours claire, même après de grosses pluies. En contrebas, on aperçoit une petite plage de sable blanc et la falaise corallienne.
La civilisation du taro
Dans les pays tempérés, alors que nos ancêtres vivaient du produit de la terre, ils devaient travailler dur pendant les beaux jours pour produire, stocker, transformer, conserver pour survivre l’hiver, d’où la culture de l’économie.
Sous les tropiques, pas ou peu de saisons. Nombres de plantes produisent, plus ou moins, toute l’année. Les premiers habitants de Rurutu ont commencé par coloniser les vallées irriguées. Pendant des siècles, ils vont les modeler pour en faire d’immenses terrasses ou chaque petite parcelle est cernée d’un canal d’irrigation. Aujourd’hui encore, chaque famille possède plusieurs parcelles, à charge pour elles de les planter progressivement afin d’éviter les ruptures de production.
L’entretien des canaux d’irrigation est indispensable, tous communiquent et si « ceux » d’en haut n’entretiennent pas, « ceux » d’en bas n’ont pas d’eau. De même, après avoir retourné la terre profondément à la pelle, pas de mécanisation, les parcelles sont entièrement recouvertes de feuilles de cocotiers ou de bananiers. Un paillage qui empêche aux mauvaises herbes de pousser, qui évite l’évaporation, et un compost naturel puisque aucun engrais ou autre traitement n’est toléré. De la plante adulte récoltée, on conservera le tubercule pour la consommation, les jeunes feuilles seront consommées en « fafa », l’épinard local. Le reste de la plante, depuis le collet, sera piqué dans un trou réalisé avec un gros plantoir en bois à travers le paillage, et 8 à 15 mois plus tard …..
Le taro dans tous ses états
Première plante alimentaire introduite par les premiers arrivants, le taro reste la base alimentaire des Rurutu. Pourtant, les « popa’a » le trouve fade. Mais les Rurutu ne sont pas encore perturber par l’addition de sucres, sels, et autres condiments dans leur alimentation, enfin les anciens !!!
Consommé depuis des siècles, il se prépare de mille manières. Epluché, coupé en rondelles et cuit à l’eau, c’est le légume qui accompagne tous les plats.
Mais il se prend tout aussi bien en dessert. Pour préparer le « poi », cuire le taro à l’eau, le battre longuement sur une table basse en « bois de fer » pour en obtenir une pâte homogène. Enveloppé dans les feuilles d’auti, il fermentera jusqu’au lendemain. On peut y ajouter du miel et des bananes pour donner du goût.
Pour le « tupenu, il faut râper le taro cru, l’envelopper dans les feuilles d’auti et le mettre à cuire au four tahitien. Tout chaud il suffira d’y ajouter sucre et lait de coco, un excellent dessert. Dans le « tuparu », c’est du « ti » que l’on ajoute. La racine de cordyline longuement cuite (72H) au four tahitien devient aussi sucrée que la canne à sucre. On en tire le sucre en la pressant. Pendant des siècles, se sera le seul sucre connu des polynésiens.
Commerces de proximité
A Avera, peu de commerce. Un seul petit snack, à hauteur du port, permet de se restaurer.
La petite jetée du port a subi les assauts des houles, cassée en son milieu. Mais peu utilisée depuis la réalisation du port de Moerai, sa réparation ne semble pas être une priorité.
Mais grâce à un lagon plus marqué qu’ailleurs, les pêcheurs peuvent mettre leurs bateaux à l’abri des houles. La petite passe, elle, est réservée aux pêcheurs locaux tant elle est dangereuse dès que la houle se lève..
C’est dans ce petit lagon que nos rameurs de « Tamari’i Erai », s’entraîne régulièrement.
Dans le village, trois petits commerces de proximité proposent l’éventail de produits de consommation courante nécessaire à la vie dans les îles.
A l’angle de la rue principale et de la route du cimetière, la mairie annexe, et derrière, un centre artisanal ou les gens du village exposent toute leur production. A hauteur du cimetière, la route se transforme en piste praticable uniquement à pied ou avec un bon 4x4 par temps sec. Au col, elle croise la piste du Pito qui traverse l’île du Sud au Nord, avant de redescendre sur le village d’Auti, sur la côte Est.
Iareta Moeau
C’est dans le petit cimetière d’Avera, son village natal, que Iareta repose aujourd’hui.
Danseur émérite, il a porté la culture locale dans le monde entier. En 1984, il débutera
une tournée avec Gilles Hollande qui depuis Paris, les mènera dans les deux Allemagnes,
l'Espagne et de nombreux pays de l'Europe de l'Est, en passant par la Turquie et
le Moyen-
Son sourire, sa gentillesse, sa bonté resteront dans le coeur des Rurutu.
Courses de chevaux
Chaque année, pendant les festivités du Heiva, le 14 juillet, sont organisées les seules courses de chevaux de l’île. Sur la longue plage de sable blanc, plusieurs courses de sélections auront lieu avant la grande finale. Seules règles imposées, le port du pareo et d’une couronne de tête, pour le reste, les chevaux sont montés à cru ou avec une simple selle de pandanus. La jeunesse et la fougue de certains chevaux et la présence de toute la population rendra le départ de certaines courses pittoresque, les cavaliers se retrouvant avec leur monture dans le lagon. Une manifestation haute en couleur surtout destinée à animer la journée.
Le rocher Oe’o ou le chant du coq
A Rurutu, la tradition orale est resté très vivante et nombreuses sont les légendes qu’on y raconte encore, même si la télévision remplace lentement, comme ailleurs, les longues soirées de tressage.
A l’extrémité sud du village, une énorme rocher est planté là, isolé en bord de mer. On raconte qu’il y a fort longtemps, le roi de Rimatara était jaloux des hautes falaises de Rurutu, son île culminant à moins de 90 mètres d’altitude. Il invoquera les dieux qui lui donneront une nuit pour venir s’approprier d’une falaise de l’île avec ses guerriers. Enfin il aura son observatoire.
Ils débarquent dans la baie d’Avera, coupent un morceau de falaise et le traîne jusqu’à la plage pour l’embarquer sur leurs pirogues. Mais une femme d’Avera, une guerrière, est réveillée par le bruit du rocher que l’on traîne. Seule contre tous, elle imite le chant du coq, pour faire croire au lever du soleil. Fuyant l’île, les Rimatara laissent leur pan de falaise sur la plage. Le rocher Oe’o est encore en place aujourd’hui.
Et certains de conclurent : c’est depuis ce jour que les coqs, trompés sur l’heure, chantent à toutes heures.
Piste de Narui
Sitôt quitté Avera pour se diriger vers Narui, on quitte la route bétonnée pour retrouvée la piste caillouteuse. Une piste sinueuse et très escarpée qui offre de magnifiques panoramas sur la baie d’Avera et la chaîne des sommets, Teape, Taatioe et Manureva. Le petit village d’Anau coincé entre mer et montagne est visible en contrebas, en partie caché par une végétation luxuriante. Attention, la piste est dangereuse avec ses virages en lacets et plusieurs véhicules on déjà plongé dans le ravin.
Col de Vaionae
Juste avant d’arrivée au col, plusieurs plantations peuvent être observées. Celles
d’ananas, côté mer, sont cachées par la végétation. Une jolie plantation de vanille
a été remise en culture, pourvue que le suivi soit effectif. Au col, de chaque côté
de la piste, des plantations de café. Celle de droite, côté océan, est totalement
à l’abandon et les arbustes font plusieurs mètres de haut. Celle de gauche vient
d’être recépée. Tous les vingt ans, il suffit de tailler à ras et d’éclaircir pour
que deux à trois ans plus tard elle retrouve sa productivité. Encore faut-
Painapo
L’ananas a été introduit par le capitaine Blight commandant commandant la célèbre Bounty. La variété locale est très épineuse, mais il a un goût très pronocé et sa chaire jaune est richement sucrée et parfumée.
C’est un apéritif narurel précieux pour la digestion. Il est capable d’absorber en quelques minutes mille fois son poids de protéines. Il diurétique et désintoxiquant.
Coucou de Nouvelle-
Chaque année, vers mars avril, les coucous viennent se mettre à l’ abri de l’hiver austral sous nos tropiques. Ils repartiront en septembre/octobre pour nidifier, s’ils sont reproducteurs.
Matotea
Suite à un accident mortel, un camion avait chuté dans le ravin, le service de l’équipement à réalisé un muret de protection. A la demande du comité du tourisme, ils ont aussi réalisé une belle plateforme d’observation, sécurisée elle aussi. Le panorama est magnifique.
Plateforme
Photo prise depuis l’observatoire avec un Nikon D70 et un zoom 300mm.
Aménagements
De Moerai à Avera en passant par Vitaria, des tables en ciment ont été installées en bord de mer. Une initiative de la commune.
Passiflore
Si cette liane est très envahissante elle produit la grenadille, un fruit de la passion, et cette magnifique fleur délicatement parfumée
Le destin d’une vie à Rurutu
C’est l’histoire de Madeleine, épouse « popa’a » de Iareta, grand danseur de Rurutu. Après plus de quarante années de vie à Rurutu, en raison de son âge, elle a décidé de s’en retourner vers la métropole vivre auprès de sa fille.
Le penu
C’est avec ce gros pilon en corail qu’on réalise le « poi », du taro cuit battu sur une table en « aïto ».
Auti
C’est dans la feuille d’auti, la cordyline en français que sera enveloppé le poi, comme tous les aliments mis au four tahitien. Cette feuille résistante comme le lin, est neutre, ni goût, ni odeur, ni colorant à la cuisson, un choix réfléchi.
C’est de la racine de cette même plante, cuite dans un four tahitien qui devra tenir 72 heures, que l’on tirait le seul sucre connu des Polynésiens, le « ti ». Aussi sucré que la canne à sucre, c’était l’aliment de survie des grandes navigations.
Matotea
Le panorama sur la baie d’Avera est de toute beauté
Vue d’un cerf-
C’est à l’aide d’un cerf-
Cheval de trait
Ce sont des tonnes de feuilles de cocotier et de bananiers qui sont nécessaires aux tarodières
Le po’i
La plus spectaculaire et la plus physique des préparations culinaires à base de taro
Le pont d’Avignon
Les houles successives ont eut raison de la jetéée d’Avera, brisée en son milieu
Tamari’i Erai
Les piroguiers d’Avera ont acquis une certaine notoriété, se plaçant (5° place) plus
qu’honorablement lors d’une compétition reine de la discipline, « Hawaiki nui ,»
qui se déroule chaque année entre Raiatea et Bora-
Rurutu Village
C’était l’oeuvre de Iareta et Madeleine, pionniers du tourisme à Rurutu.
Ananas
Curiosité de la nature, un ananas a plusieurs têtes
Ici repose Iareta
Comme il l’avait désiré, Iareta est enterré sur les hauteurs de son village face à l’océan
Courses de chevaux
Plus une animation qu’une compétition !!!
Baie d’Avera
Bleu du ciel et bleu de l’océan se confondent !!!
Beaucoup de formations rémunérées mais bien peu de résultats !!!
Coucou
Ce migrateur nous vient de Nouvelle-